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L'ETAT, LES ARTISTES , LES MÉDIAS
Plaidoyer pour la « Diversité artistique »
un soutien au Salon d'Automne et à Noël Coret
Quelle est cette tourmente qui gronde dans le monde des Artistes plasticiens ?
Des « manifestes » et des inquiétudes, des revendications et des plaintes se
lèvent de toute part. Un grand désarroi s'entend, gronde,
et cependant les médias se montrent frappés d'une cécité absolue, et un
Ministère se fait sourd, ne tend pas la main, refuse ou mégote des aides
financières aux associations et aux Salons, lieux qui sont les seuls garants
d'une chance donnée à tous les artistes de montrer leur démarche, de témoigner
de leur talent.
C'est pourtant de ce terreau que sont sortis les meilleurs. N'est ce pas le
rôle de l'état d'aider le plus grand nombre sans discrimination ?
Aujourd'hui, la profession d'artiste est telle une forteresse dont on ne sait
plus trouver les portes d'accès. Une France qui ne parle que d'administration,
de droits et de définition de professionnalité alors que les artistes n'arrivent même pas à exposer. Vivre de
son art est totalement impossible pour la grande majorité d'entre eux..
Et si, enfin nous parlions « ART ».
Nous observons aujourd'hui dans le monde des Arts une importante multiplicité
dans l'expression comme dans les techniques. Les années 2000 ont fait apparaître
une liberté totale des artistes refusant toutes définitions à priori, tous les
« ismes » du 20éme siècle. Chacun adopte « abstraction » ou « figuration »,
« installation » ou « art land », matériaux et supports, art mural ou dans l'espace et de plus cet éclectisme est
présenté quelquefois dans le même Salon. Certains y voient confusion, d'autres accusent désordre
et « ringardisme ».
Nous pouvons au contraire y trouver une richesse d'interprétations et d'échanges, de propositions et de voies vers une recherche d'un ailleurs.
Chaque artiste, chaque Salon, chaque association démontre « sa vérité » et son propre chemin.
Cette diversité technique, intellectuelle et affective, est telle qu'il est
indispensable de rechercher où se trouve une ligne de conduite générale tant au plan national qu'au plan international.
Dans cette démarche, nous rejoignons les propositions du programme de l'UNESCO
sur « la Diversité Culturelle » et « L'Art Immatériel ».
Ces deux acceptions mettent en relation de conciliation la liberté de dire et
faire selon chacun et d'autre part la volonté de sauvegarder la « mémoire individuelle et spécifique »
de chaque artiste, de chaque groupe de famille artistique ou de chaque pays.
La question est alors de savoir quelle est l'expression artistique à retenir et
quel est le chemin qui définira notre siècle. La réponse est dans le dialogue, l'ouverture d'une sélection par
la qualité et non le commerce, et certainement le respect des uns et des
autres et des uns par les autres. L'Histoire dira la vérité. Elle fera
apparaître « cette ligne témoin de notre époque ».
C'est là le rôle de véritables « partenaires » que nous attendons des médias et
de l'état.
L'Art doit toujours avancer pour ne pas mourir. Tout système l'affaiblit, tout
à priori l'anémie, il vit d'abord et avant tout de liberté.
La « diversité artistique » est et doit rester un dialogue ininterrompu dans
le temps et dans l'espace.
Denise Bigot
Artiste Plasticienne
Présidente du Comité National Français de l'AIAP, Association Internationale
des Arts Plastiques
Membre du Comité Culture de la Commission National Française pour l'UNESCO.
Comité National Français de l’AIAP
9,11 rue Berryer
75008 PARIS
Tél. 33 (0)1 47 04 69 33
http.//www.cnfap-artsplastiques.org
e.mail : denise.bigot@wanadoo.fr
Association régie par la loi du 17.7.1901
Soutien au Salon d'Automne ; Cf. site :
http://www.salon-automne-paris.com
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